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Surcharges de 1903 - Etude des surcharges 1ère partie

lundi 19 juillet 2010, par sbuchfr

Étude des surcharges

La surcharge a été réalisée par groupe de 50 timbres.

L’imprimeur a constitué 3 formes typographiques différentes.

Ces formes ont été utilisé simultanément, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas été démontées pour constituer la suivante.

La troisième forme a même été utilisée jusqu’en 1904.

1° forme

2° forme

3° forme émission de 1903

émission de 1904

fiscal de 1904

L’étude se base sur l’analyse des caractères des différentes compositions de chaque forme.

Forme 1

Cette forme a été appliquée sur les timbres de 40c et 1fr pour les transformer respectivement en timbre de 10c et 40c.

Il existe une composition du 10c/40c et deux compositions du 40c/1fr. Ces deux compositions se distinguant par la présence ou l’absence de variétés « 4 » renversés.

La police utilisée pour écrire « G et D » est du même type et même corps dans toute la composition.

Les principales différences se trouvant dans l’écartement entre le « G » et « e » et entre le « t » et « D ».

Nous pouvons recenser 11 espacements différents auxquels s’ajoute 5 variétés spécifiques.

Différents espacements de « G et D »

n°1 : case 1, 26, 29

n°2 : case 2, 28, 30

n°3 : case 27

n°4 : case 47

n°5 : case 46

n°6 : case 11, 25

n°7 : case 4, 9, 22, 31, 34

n°8 : case 7, 8, 16, 17, 18, 23, 24, 42, 49

n°9 : case 5, 6, 10, 12, 13, 14, 15, 19,20, 21, 32, 33, 35, 36, 37, 39, 40, 41, 44, 48

n°10 : case 43

n°11 : case 3

n°12 : case 38 « C » au lieu de « G »

n°13 : case 45 « C » au lieu de « G »

n°14 : case 41 « G » plus bas que « et D »

n°15 : case 48 « D » plus bas que « G et »

n°16 : case 50 « D » plus bas que « G et »

Étude des compositions du 40c.

Contrairement au texte « G et D », les chiffres présentent plusieurs types de police.

n°1 : case 1(1), 2 à 8, 10(1), 11 à 24, 25(1), 26 à 36, 37(1), 38 à 40, 41(1), 42 à 44

n°2 : case 1(1), 10(1), 25(1), 37(1), 41(1) « 4 » retourné

n°3 : case 9 « 0 » plus bas que le « 4 »

n°4 : case 45, 47(2), 48(1), 50

n°5 : case 48(1)

n°6 : case 46, 47(2) « 0 » plus bas que le « 4 »

n°7 : case 49 « 4 » plus bas que le « 0 »

(1) La composition avec variété présente un « 4 » retourné à cette case.

(2) La composition sans variété présente un « 0 » plus bas que le « 4 ».

Les deux compositions du 40c/1fr sont présentées ci-dessous. La première composition est celle des surcharges sans variétés, la deuxième celle des surcharges avec « 4 » retournés.

Pour chaque case est indiqué le type des « G et D » (chiffre du haut) et le type des « 40 » (chiffre du bas).

Les cases de même couleur indiquent les surcharges de type identique. Les cases blanches représentent les types n’existant qu’une fois dans la composition.

Composition 1 (sans « 4 » retournés)

Composition 2 (avec « 4 » retournés)

Étude de la composition du 10c.

Contrairement au texte « G et D », les chiffres présentent plusieurs types de police. Nous pouvons supposer que le nombre de caractères « 1 » était insuffisant pour constituer le même nombre de type 1 que pour le 40c. 

n°1 : case 1 à 8, 10 à 19

n°5 : case 9 « 0 » plus bas que le « 1 »

n°6 : case 20 « 1 » retourné

n°2 : case 21 à 23, 26, 30, 31, 34, 36 à 40, 43

n°7 : case 33 « 1 » proche du « 0 »

n°3 : case 25, 27 à 29, 32, 35, 41, 42, 44

n°8 : case 24 « 1 » épais

n°4 : case 45, 46, 48, 49

n°9 : case 47 « 1 » quadrillé

n°10 : case 50 « 0 » quadrillé

La composition du 10c/40c est présentée ci-dessous. Pour chaque case est indiqué le type des « G et D » (chiffre du haut) et le type des « 10 » (chiffre du bas).

Les cases de même couleur indiquent les surcharges de type identique. Les cases blanches représentent les types n’existant qu’une fois dans la composition.

Identification de l’ordre d’utilisation des compositions

Il est possible de connaître l’ordre des compositions en identifiant les variations entre les compositions.

Ces indices nous sont fourni par les cases 7, 10, 22, 41.

Regardons en détail la case 41 :

G plus bas et « e » fermé

G corrigé et « e » brisé

G corrigé et « e » presque absent

La première composition a donc été celle servant à surcharger le 1fr à la valeur de 40c et ce sans les variétés.

Suite à cette première impression la composition a été modifiée pour y introduire six « 4 » renversés.

La composition a de nouveau été modifiée pour permettre de surcharger le 40c à la valeur de 10c en y changeant une partie des polices utilisées pour faire les chiffres « 10 ».

Il est difficile de nier l’aspect volontaire des variétés introduites en cours de tirage.

3 Messages de forum

  • Surcharges de 1903 - Etude des surcharges 1ère partie 27 août 2010 16:32, par glwadys

    Qu’appelez-vous une forme ? Deux surcharges de même type ne sont pas une forme. "L’imprimeur a constitué 3 formes typographiques différentes". Ce n’est sûrement pas l’imprimeur mais le typo.

    • Surcharges de 1903 - Etude des surcharges 1ère partie 9 septembre 2010 07:19, par sbuchfr

      Bonjour,
      La forme imprimante est un assemblage de caractères typographiques ou de galvanos serrés dans un châssis qui est installé sur le marbre de la presse pour y être encré et reproduire le texte/images qu’il contient sur le papier.
      J’ai d’ailleurs mis une photo pour illustrer mon propos.

      Concernant le terme "imprimeur" utilisé dans l’article, et nous en avons déjà parlé à de nombreuses reprises, il permet de globaliser les fonctions exercées au sein de l’imprimerie sans mettre en avant un métier particulier qui n’existait peut-être pas dans l’atelier de l’imprimerie de Basse-Terre.
      D’autant que le nom exact de la fonction de la personne qui assemble les caractères typographiques pour en faire le texte demandé est : compositeur typographe souvent réduit à typographe. Celui qui constitue la forme étant plutot l’imposeur et celui qui l’utilise sur la machine, le conducteur. Sachant que suivant la taille de l’imprimerie l’ensemble de ces métiers pouvant être réalisé par la même personne.
      Mais ces considérations ne me paraissent pas d’une grande utilitée dans l’article qui nous intéresse.

      • Surcharges de 1903 - Etude des surcharges 1ère partie 9 septembre 2010 11:18, par glwadys

        On peut appeler imprimeur n’importe qui, mais le vrai imprimeur au sens strict du terme, conducteur et margeur, est celui qui imprime mais ne compose pas, composer est un métier très qualifié réservé au typo, l’imposeur (quand il y en a), se contente de disposer les pages composées dans le châssis selon un ordre bien précis (imposition), variable en fonction des travaux et des formats de papier. Effectivement envoyer le travail à l’"imprimeur" désigne l’imprimerie, sans distinguer les corps de métier, c’est une facilité de langage.

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